Antoine DJETE
15 juin 2026

« Un jour Élisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de distinction, qui le pressa d'accepter à manger. Et toutes les fois qu'il passait, il se rendait chez elle pour manger. » 2Rois 4 :8
A travers la vie de la femme de Sunem, nous voulons inviter et encourager les femmes à s’engager sous la direction du Saint-Esprit pour devenir des femmes de distinction.
La femme sunamite demeure une figure remarquable dans l’Ancien Testament à travers les qualités spirituelles et humaines qui la distinguent de façon exceptionnelle.
La femme de distinction est celle qui, dans toutes les situations heureuses et défavorables, agit avec sagesse, attention, discernement, élégance et bienveillance. Ce n’est nécessairement pas une femme diplômée, riche financièrement ou matériellement. Elle a des valeurs profondes qui se traduisent par son attitude, les bonnes manières et la connaissance des règles du savoir-vivre en famille et dans la société. Comme la sunamite, elle a une oreille et un œil attentifs aux cris et aux besoins des autres ; elle est accueillante, généreuse, prévoyante, serviable, autant de qualités qui confortent l’harmonie dans le couple voire dans la famille et dans la communauté.
La Sunamite se distinguant par son hospitalité généreuse et dans son esprit d’accueil, elle a invité le prophète Elisée à manger chez elle et va même jusqu’à lui préparer une chambre spéciale. Elle a une grande sensibilité spirituelle et reconnaît ce qui vient de Dieu. Elle dit à son mari : « Je sais que cet homme est un saint homme de Dieu » (2 Rois 4 :9). Nous encourageons les femmes, servantes de Christ, à avoir de discernement spirituel, à donner de l’importance à l’accueil des hommes de Dieu, des amis du couple, de la belle famille, des étrangers et des personnes vulnérables de façon désintéressée, sans arrière-pensée, en faisant confiance à Dieu.
Comme une vie marquée par la foi active et la bonté attire la faveur divine, Dieu avait béni cette femme avec un enfant, alors qu’elle était stérile. Ce fils mourut par la suite mais face aux questionnements, elle répondit, « Tout va bien » (2 Rois 4 : 23, 26) sans s’effondrer. Dieu ressuscita finalement son fils. Pendant la grande famine, elle a obéi à l’instruction de quitter le pays et, de son retour après la famine, elle a réclamé ses biens qui lui ont été entièrement restitués.
Que les femmes dans les moments les plus difficiles, en face des crises, maîtrisent leurs émotions en continuant à obéir et à garder confiance en Dieu.