DE LA DEVASTATION A LA RESTAURATION (1ère Partie)

DE LA DEVASTATION A LA RESTAURATION (1ère Partie)

Martial KOUNOU

selective focus photography of woman holding yellow petaled flowers

« Ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré ; ce qu’à laissé la sauterelle, le jélek l’a dévoré ; ce qu’a laissé le jélek, le hasil l’a dévoré » Joël 1 : 4

Bien aimé(e)s,

Notre verset de base nous décrit la saga d’une dévastation orchestrée en quatre phases où des insectes se complètent dans une succession dont la seule finalité est de ne rien laisser derrière eux. C’est en effet un travail à la chaîne où la force des suivants corrige les imperfections des précédents pour livrer à terme un travail propre. Nous analysons ci-dessous la spécificité de chacun d’entre eux ainsi que la signification spirituelle de leurs actions :

• Le gazam : il est décrit comme un rongeur qui coupe, grignote et ronge. Spirituellement, cette première vague renvoie à l’image de pertes négligeables, des compromis subtils et des trop petites pour qu’on y perçoive le point de départ d’épreuves plus sérieuses.

  • La sauterelle : Alors que le travail du gazam est insidieux et discret, l’arrivée de la sauterelle, dont l’un des traits caractéristiques est de se déplacer en essaims, ne peut passer inaperçue. D’un point de vue spirituelle, l’invasion des sauterelles symbolise ici les grosses épreuves qui arrivent quand on s’y attend le moins et qui font des ravages dans les vies.

  • Le jélek : Présenté comme celui qui vient lécher les tiges jusqu’à l’écorce, il prend ainsi ce que les autres ont laissé. Spirituellement, il symbolise le découragement et l’épuisement consécutifs à la tempête.

  • Le hasil : Décrit comme le destructeur, celui qui termine, son rôle est de ne rien laisser et de s’en prendre même à la racine. Sur le plan spirituel, il symbolise la désolation totale, le sentiment que tout est fini et qu’il n’y a plus aucun espoir de rebondir.

Comme on le voit, c’est l’image de ces saisons de nos vies où les problèmes s’enchaînent. A peine on pense sortir d’une épreuve qu’une autre arrive, plus terrible : une dette, puis une maladie, puis un deuil, le tout avec un silence de Dieu. Le cœur devient un champ de ruine et l’on est vidé de sa substance.

Nous avons tou(te)s nos années de Joël 1:4, ces années où on a l’impression que le temps, la joie, les relations, les rêves ont été mangés. Et on se demande : que reste-t-il ?

Daigne l’Eternel aider quiconque passe par une telle saison maintenant à la traverser avec succès avec une confiance plus grande dans la fidélité de notre Seigneur.

© 2026 Root of Hope. Tous droits réservés.

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